Une loi pour réduire significativement le chômage de longue durée
Plein Emploi Solidaire a un objectif : aboutir à l’adoption d’une loi qui permettra de réduire significativement le chômage d’exclusion (chômage de longue durée) subi par plus de 2,2 millions personnes en France.
Le constat tranche avec certaines idées reçues très ancrées : l’emploi “ordinaire” n’a pas de place pour ces 2,2 millions de personnes. Il faut donc créer des emplois complémentaires qui soient accessibles à cette partie de la population. C’est le travail que font les 6380 entreprises de lutte contre la privation d’emploi (ELPE). Elles représentent aujourd’hui plus de 300 000 emplois d’insertion et d’inclusion cofinancés par l’Etat et les collectivités territoriales (contrats aidés). En savoir plus.
Seul un développement de ces emplois d’insertion et d’inclusion à proportion des besoins de la population permettra une réduction significative du chômage d’exclusion.
Contexte du projet
Pour répondre à l’ensemble des besoins, les emplois d’insertion et d’inclusion se sont développés sous des formes diverses : les ESAT et les entreprises adaptées rendent l’emploi accessible et à durée indéterminée à des personnes en situation de handicap ; les structures de l’insertion par l’activité économique proposent des emplois à durée déterminée dans le cadre de parcours d’insertion.
Jusqu’en 2016, il manquait à ce système un outil permettant de proposer une issue à durée indéterminée aux personnes n’ayant pas pu accéder à l’emploi “ordinaire”. C’est ainsi que l’expérimentation territoriale contre le chômage de longue durée (ETCLD) a mis en place les entreprises à but d’emploi (EBE). Une proposition de loi est en cours d’élaboration à l’Assemblée Nationale afin de pérenniser leur existence.
Cette palette d’outils, désormais complète et qualitative, forme un système dans lequel l’insertion joue un rôle essentiel en permettant à tous ceux qui le peuvent de rejoindre l’emploi “ordinaire” tandis que l’inclusion permet de donner une stabilité aux personnes ayant besoin d’un emploi aidé à moyen ou long terme.
Une seule chose reste à faire : développer l’aspect quantitatif pour satisfaire l’ensemble des besoins. C’est pour préparer cette étape ultime que nous avons réuni au sein de notre conseil d’administration des représentants de tous les acteurs de l’insertion et de l’inclusion dans l’emploi.
Mise en oeuvre à coût nul pour le contribuable
Compte tenu des circonstances politiques, il restait à démontrer que la croissance des ELPE peut se faire à coût nul pour le contribuable. Nous avons mené une étude sur le coût des ELPE qui nous a permis de constater que, regardés dans leur ensemble, les emplois aidés d’insertion et d’inclusion rapportent presque autant d’argent aux caisses publiques qu’ils ne lui en coûtent. Certaines catégories d’emplois représentent un coût et d’autres un bénéfice, mais ensemble elles s’équilibrent.
A partir de ce constat, nous avons préfiguré un système dans lequel le développement des emplois d’insertion et d’inclusion se fait de manière collective à l’échelle locale, ce qui permet de procéder à un développement “équilibré” des emplois d’insertion et d’inclusion, sans coût supplémentaire pour le contribuable. En savoir plus.
